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Bulletin d'Information Quotidien
 

Détection des composés organiques volatiles : Un nez artificiel pour « sentir » les cancers du poumon.
Source : Lequotidiendumedecin.fr

Au Congrès européen sur le cancer pulmonaire, parmi les nouveautés présentées, on remarque les travaux portant sur un nano-nez artificiel pour la détection des cancers.

Parmi les autres thèmes abordés lors de ce congrès, la tomosynthèse numérique, les signatures pronostiques et les pistes dans le mésothéliome.

Les moyens de détection précoce du cancer pulmonaire sont explorés activement. Original, un « nano-nez artificiel » peut sentir la présence du cancer dans le souffle. Développé depuis 2007 par Meggie Hakim et coll. (Israël), le NA-NOSE s’efforce de détecter des composés organiques volatiles à l’aide de capteurs moléculaires présentés sur un système de puces. Chez 74 participants présentant des nodules pulmonaires isolés, NA-NOSE a été fiable à 88 % pour distinguer les nodules bénins des malins et sensible à 86 % (86 % des nodules malins ont été identifiés). L’outil doit donc encore être affiné.

Tomosynthèse thoracique numérique
Une nouvelle technique d’imagerie, la tomosynthèse thoracique numérique, offre un moyen de dépistage « rapide et peu coûteux » (Alberto Terzi, Italie). Dans une étude chez 1 500 patients, des anomalies ont été détectées au niveau pulmonaire chez 268 sujets, dont 16 présentaient un cancer (1,07 %). Ce qui est le taux de détection par le scanner, moyen standard actuel. La tomosynthèse numérique ne prend que 11 secondes pour être réalisée, le prix est plus bas et les patients reçoivent moins de rayons.

Signatures pronostiques
Des Espagnols ont identifié une signature génétique, portée par les tumeurs pulmonaires, qui pourrait permettre de déterminer les patients ayant un meilleur pronostic. Florentino Hernando et coll. ont utilisé des puces à ADN pour analyser l’expression des gènes de 84 tumeurs chez des patients porteurs de cancers pulmonaires non à petites cellules (CPNPC), qui ont été suivis pendant six ans. C’est ainsi qu’est apparu un ensemble d’une cinquantaine de gènes, exprimés chez environ un tiers des patients, associés à un moindre risque de récidive. Ces gènes sont liés à l’activité des lymphocytes B. La réponse immunitaire liée à ces lymphocytes apparaît donc importante et le traitement pourrait être adapté dans ce sous-groupe de patients.
À l’inverse, le niveau d’expression d’enzymes RRM2 (ribonucleotide reductase subunit 2) est prédictif d’un pronostic défavorable dans des CPNPC (Dal Bello et coll., Italie). Chez 82 patients, les chercheurs montrent que le taux de RRM2 est un marqueur pronostic indépendant d’une survie plus courte (36,5 mois versus 46,1 mois).

Le sorafenib dans le mésothéliome
Des développements prometteurs concernent le mésothéliome. Le diagnostic à un stade plus précoce pourrait devenir possible : Kirschner et coll. (Australie) ont identifié un micro-ARN (miR-625-3p) dans le sang, qui détecte le mésothéliome avec une fiabilité de 82,4 %. Un résultat qui doit être confirmé et affiné.
Par ailleurs, les patients, dont la maladie est confinée à un seul site, peuvent avoir un traitement par radiothérapie intense et ciblé, ce qui est permis par les nouvelles techniques telles que la radiothérapie avec modulateur d’intensité. La toxicité du traitement est réduite (Malcolm Feigen).
Enfin, une étude de phase II présente le sorafenib, qui est assorti d’une bonne tolérance, et peut être donné chez les patients après une première ligne de chimiothérapie comportant un dérivé du platine.